lundi 27 juillet 2026

Au creux des buissons

Chez Didier Hamey, les humains semblent avoir débarrassé le plancher, laissant au monde la possibilité de tourner en paix. Des êtres de sous-bois, des ours d’écorce, âmes feuillues au cœur de mousse, sont apparus, venus de derrière l’air, comme des présences dont les regards vous traversent sans brusquerie, immobiles qu’ils sont dans le balancement des buissons.

 

Les êtres d’Hamey sont nés d’une pointe sèche que n’aurait pas reniée un Dürer furetant dans les chênaies surréalistes. Face aux hybridations merveilleuses de ses personnages, certains évoquent Jérôme Bosch, d’autres citent Joan Miro. Qu’importe les étiquettes, le mieux est d’entrer dans ces fourrés et d’écouter les herbes chanter car, comme l’écrivait Manuel Jover : « L'empathie que ses œuvres suscitent ne doit guère étonner : c'est qu'il nous fait entrer dans la clarté d'un monde. »

  

Aucun commentaire: