mercredi 13 janvier 2016

La nuit grecque


 
Marseille bruissait comme un préau
à la veille d'une nuit d'été

nous marchions entre les étoiles
reflétées par les flaques d'urine
et les bars dégueulant leurs palanquées
de buveurs obsédés par la solitude

rue Sainte
l'hôtel apparut comme une île électrique
cernée de poissons fous

la chambre était propre
et meublée par les rumeurs
de la ville

je me suis assis sur lit
et t'ai regardé
entrer pieds nus dans la salle de bain

je me suis alors demandé
ce qu'était la sagesse
quand on est
environné par la folie

tu as éteins les lumières
et nous avons mêlé nos salives
afin de participer
à la grande soupe nocturne.


2 commentaires:

lucm.reze a dit…

C’est très beau. Je me rappelle avec nostalgie de Yolaine.

Le Promeneur a dit…

Merci à vous. Heureux que ce poème nous ramène, chacun, à ce que nous avons de plus précieux.