jeudi 30 octobre 2025

Pier Paolo Pasolini, novembre 1975

 


Dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975, Pier Paolo Pasolini était assassiné sur une plage d’Ostie. Dans son livre Massacro di un Poeta, la journaliste d’investigation Simona Zecchi éclaire de façon documentée et dialectique les circonstances de ce massacre : « Je m’inscris en faux contre la thèse conspirationniste qui voudrait qu’un pouvoir occulte ait tout orchestré. Ce dont je suis certaine, c’est qu’il y avait des gens au sein du pouvoir en place qui avaient intérêt à supprimer Pasolini. Dans ses Ecrits corsaires, Pasolini dénonçait les liens entre la Démocratie chrétienne et la mafia. Cela n’aurait aucun sens de dire que c’est Giulio Andreotti qui a ordonné l’assassinat. Les homicides ne se décidaient pas comme ça… on s’arrangeait pour que l’assassinat ait lieu. Les services de renseignements et des membres de la Démocratie chrétienne savaient que, dans les mouvances d’extrême droite, on voulait la peau de Pasolini. Beaucoup de personnes voulaient le mettre hors d’état de nuire. Leurs intérêts ont convergé jusqu’à cette nuit de massacre. »

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« De sorte que, sous le spectaculaire intégré, on vit et on meurt au point de confluence d'un très grand nombre de mystères. »

Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle

 

vendredi 17 octobre 2025

Gianfranco Sanguinetti (1948-2025)

 


Gianfranco Sanguinetti fut membre de la section italienne de l’Internationale Situationniste. On lui doit le Véridique Rapport sur les dernières chances de sauver le capitalisme en Italie ainsi que Du terrorisme et de l'État. Gianfranco Sanguinetti est mort le 3 octobre dernier à Prague où il vivait depuis quelques années.

 

mercredi 15 octobre 2025

Intelligence artificielle


"La question centrale autour de la thématique de l’intelligence, quand elle est abordée par le rapport aux machines, est donc moins de savoir ce qui arrive aux machines quand on les compare aux humains, que ce qui arrive aux humains quand on les compare aux machines. Dans le test de Turing (comme dans l’expérience de Milgram), l’objet de l’expérience n’est pas celui que l’on croit. On pense tester une IA pour déterminer si elle est ou non intelligente ; mais on oublie de se demander ce que cette expérience fait aux humains. La réponse n’est pas brillante." 

Sur le site En finir avec ce monde, Nicolas Bonnani répond de façon brillante & argumentée à l'universitaire Cochoy, auteur d'un texte rien moins qu'intitulé : "Pour l’antiluddisme. Du bon accueil de l’IA parmi les humains", parangon d'entreprise d'acceptabilité ne servant qu'une chose : le camelotage de l’IA. 

L'article de Nicolas Bonnani est, avec les écrits de Jacques Luzi,  ce que nous avons lu de mieux en matière de critique de "l'intelligence artificielle".