Alors que lycéens et étudiants sont dans les rues pour réclamer des conditions décentes d’enseignement et, notamment, la suppression de Parcoursup, on se questionne peu sur le fait qu’un nombre grandissant de ceux-ci, assujettis aux smartphones dès le plus jeune âge, ne sont plus capables de suivre un cours avec l’attention requise.
"Quoi d’étonnant, remarquent les collègues de Pièce & Main d’œuvre : les réseaux sociaux, leurs vidéos à la chaîne et leurs pompes à dopamine sont conçus pour réduire les capacités de penser. L’IA prépare les cours, fait les devoirs et fournit l’illusion du travail accompli.
Quant à l’Education nationale, elle a non seulement renié ses exigences pédagogiques (« adaptation des contenus », fin du redoublement, barèmes des examens « ajustés », etc.), mais elle impose le numérique pour le travail scolaire et le suivi des classes. L’effondrement était programmé.
Pourtant, ni les lycéens bloquant leurs établissements en cet automne 2026, ni leurs enseignants, ni leurs parents soutenant leurs protestations, ne se révoltent contre l’attaque massive des cerveaux - au contraire. La France Insoumise qui pousse au feu, a fait suspendre la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
« À quels enfants allons-nous laisser le monde ? », demandait l’anti-industriel Jaime Semprun il y a trois décennies. Voici un témoignage clair et concret sur la réalité des classes et la "fabrique du crétin digital" : Cédric Mulet-Marquis, enseignant depuis près de 30 ans, constate la dégradation face au tsunami numérique. "

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