vendredi 1 octobre 2021

Dans le dos de Cézanne

 


"Tous les aixois sont des culs à côté de moi.", écrivait Cézanne à son fils le 15 octobre 1906. Il rendait bien à ses concitoyens le mépris que ceux-ci lui ont toujours porté avant qu'il n'accède à la célébrité. Son jugement ne changerait sans doute pas d'un iota aujourd'hui au regard de l'absence de réaction de ce riche peuple de boutiquiers, de mastroquets, de rentiers et de cadres aisés1 face au saccage des collines avoisinant la montagne qu'il aura célébré : la Sainte-Victoire.

Depuis 2020, en effet, vingt-deux éoliennes de 125 mètres de haut polluent les crêtes de la Colle Pelade et de la Carraine, deux collines encore ensauvagées situées sur les communes d'Ollières et d'Artigues, à dix kilomètres du célèbre massif. Ces verrues en fibre de verre, dont chaque pied est fait de 1500 tonnes de béton, ont été acheminées depuis les usines chinoises de Tianjin puis installées sur ces collines... en toute illégalité. 

En effet, le tribunal administratif de Toulon, en février 2020, puis la cour d'appel administrative de Marseille, en mars 2021, avaient confirmé la caducité de l'autorisation environnementale et ordonné l'arrêt des travaux2. Ceux-ci ont néanmoins été poursuivis par l'entreprise Eco Delat, filiale de la holding Suisse JC Mont Fort, sur le principe bien connu des margoulins : "J'y suis, j'y reste !". Comme devait le constater Alain Bruguier, de l'association Vent de colère : "Une fois les éoliennes implantées, il est quasi impossible d'obtenir leur démolition3".

Plus de 25000 m² de forêt ont été ainsi défrichés, et l'on sait déjà le genre de nuisances que leur présence cause, non seulement à la faune de l'endroit mais aussi, plus simplement, à la beauté de ces lieux, une valeur qui ne semble pas entrer dans les calculs de rentabilité d'Eco Delat. Ce coup de force, bien dans la tradition de l'entreprenariat énergétique, a réussi. Il faut dire qu'hormis une pétition en ligne, signée entre autre par Stéphane Bern, et l'opposition d'une quinzaine d'associations, il n'y avait pas grand monde pour s'opposer à cette pollution.

 


 

De leur côté, les élus de l'endroit ne semblent guère vouloir s'opposer à ce coup de force, à l'image du maire d'Ollières, Arnaud Fauquet Lemaître qui a déclaré : "On aurait pu trouver un autre endroit pour les implanter, mais maintenant qu'elle sont là, on ne va pas épuiser la commune dans un combat d'arrière garde4."

Quant à l'absence de réaction des aixois à ce saccage, elle s'explique aisément : les éoliennes ont été implantées à 10 kilomètres de la Sainte Victoire, sur un versant qui ne dénature pas directement ce paysage devenu rentable après que Cézanne l'eut peint et devienne, très directement, générateur de devises et de célébrité pour la cité aux mille fontaines.

Cette stratégie d'industrialisation de la campagne se retrouve partout en France, et ailleurs, dès que retentit l'inévitable couplet sur la "transition énergétique". Elle illustre de quelle façon pouvoirs publics et entreprises privées conçoivent la "valorisation du territoire" : avec la transformation de lieux encore préservés en parcs de loisirs pour le tourisme, on prévoit un nouvel avenir pour ces coins de campagne où le cadre supérieur ne se promène pas : devenir le revers honteux de ce que la smart city connectée qu'est Aix-en-Provence ne veut pas voir, le lieu où notre organisation sociale assouvit son démentiel besoin d'énergie en souillant et détruisant ce qui l'entoure. 

Quelques amis du vent

 

1 Données INSEE, décembre 2017.

2 Article L425-14 du code de l'urbanisme : "Lorsque le projet est soumis à autorisation environnementale, le permis ne peut être mis en oeuvre avant la délivrance de l'autorisation environnementale."

3 Eoliennes de Sainte-Victoire : vers un précédent irréversible ?, Patrimoine, Architecture, Jardin, 06/06/2020.

4 En Provence, un parc éoliens près de la montagne Sainte-Victoire divise, Géo/AFP, 24/04/2021

5 René Riesel, Du progrès dans la domestication, Ed. De l'Encyclopédie des Nuisances, 2003.

 

mardi 7 septembre 2021

Le Lot, emmerdé

 


En automne 2017, l'entreprise Bioquercy installait à Gramat, dans le Lot, une « unité de méthanisation » après que l'enquête publique qui devait précéder ces travaux se soit opportunément déroulée du 18 juillet au 19 août 2016, alors que la majorité des habitants de Gramat étaient en vacances. Cette usine résultait d’un partenariat créé entre la coopérative agricole d'élevage industriel « la Quercynoise » CAPEL1 et la société Fonroche2 biogaz.

Bénéficiant de subventions publiques d'un montant de 2,9 millions d'euros, de l'aide de la Région, de la Préfecture et de l'accord tacite de la commune de Gramat et du bien nommé Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, l'usine s'est imposée malgré une forte inquiétude de la population. Elle traite aujourd’hui 65000 tonnes de déchets par an, issus d'élevages industriels appartenant à la Quercynoise CAPEL3.

Par le processus de méthanisation, où les déchets sont dégradés par des bactéries et génèrent du méthane qui peut ensuite être utilisé pour produire de la chaleur ou de l'électricité, l'usine est censée produire de la chaleur permettant d’alimenter l’abattoir de La Quercynoise CAPEL à hauteur de 70 % de ses besoins4. Or, l'usine n'a pas été pas capable de répondre à ses obligations contractuelles : en 2018 et en 2019, elle n’a produit que 6 904 MW thermiques et n'a pu donc fournir la totalité des 10 000 MW de chaleur qu'elle s'était engagée à fournir à la Quercynoise CAPEL. Pour honorer son contrat, Bioquercy a du «optimiser » sa production de gaz par l’ajout de gaz naturel liquide importé depuis des ports français.

 

Nuisances

 

Depuis son installation, l'usine de Gramat a généré nombre de nuisances pour ses riverains. Des odeurs nauséabondes ont pu se faire sentir jusqu'à 2 kms autour du site de production, provoquant même des malaises chez certaines personnes. Un article, paru dans le journal Le Monde5, rapporte également les propos d’un apiculteur ayant constaté une forte mortalité de ses abeilles quelques jours après un épandage de digestat chez un voisin agriculteur, ainsi que des mortalités de vers de terre les jours suivants sur les parcelles épandues.

Il faut en effet savoir que la méthanisation produit un déchet : le digestat, un résidu le plus souvent liquide composé d'éléments organiques non dégradés qui représente 80% de la masse initiale traitée. Le digestat charrie souvent bon nombre de résidus d'antibiotiques, de métaux lourds tel le cadmium, de perturbateurs endocriniens reprotoxiques comme le cyclotetrasiloxane6, de bactéries pathogènes comme le clostridium perfringens ou des entérocoques.

Présenté par l’entreprise Bioquercy comme un « fertilisant », il est alors légitime de se demander ce que contient son propre digestat répandu sur plus de 10000 hectares agricoles répartis sur le causse et dans le Ségala. Le Ségala qui, non content d'être le château d'eau de cette région (il alimente 70 % des lotois en eau potable), possède un relief pentu qui favorise le ruissellement et devrait donc interdire tout épandage. 

 

Des sols minces et perméables

 

Comme l'expliquent Michel Bakalowicz7, spécialiste en hydrologie, et Jean-Louis Lasserre, ingénieur, le digestat s'infiltre facilement dans le mince sol8 lotois et ne peut manquer de polluer les eaux souterraines en contaminant les captages d'eau potable, déjà régulièrement souillés par les effluents de l'agriculture intensive9. Les sols subissent en outre un apport massif d'azote sous forme ammoniacale qui entraîne la stérilisation des ces derniers avec un double impact sur leur capacité de nourrir les plantes mais surtout sur leur capacité de rétention en eau et en éléments minéraux10.

Si certains germes contenus dans le digestat peuvent être éliminés par de coûteux traitements au chlore (Escherichia coli, entérocoques, coliformes), d’autres (bactéries sulfito-réductrices, clostridium) et leurs spores résistent à la chloration, une chloration importante, comme peuvent le sentir les Lotois dans l’eau du robinet, qui n’est pas sans conséquence sur la santé humaine (cancer de la vessie)11.

Cette ahurissante réalisation va faire, malheureusement, des petits : quatre nouveaux méthaniseurs sont en chantier dans le Ségala à Espeyroux, Gorses, Labathude et Viazac subventionnés par les pouvoirs publics à hauteur de 33 %. Afin d’éviter que les habitants des lieux concernés par ces implantations ne puissent réagir, le projet a été éclaté en 4 lots de façon à pouvoir faire l’impasse sur l’obligation d’une enquête publique et donc d’une d’étude d’impact et de danger. Ces quatre unités devraient bientôt produire jusqu’à 81500 tonnes de digestat qui seront ensuite épandues sur plus de 4000 hectares dans le Lot...

 

"Valoriser le territoire"...

 

On voit ainsi de quelle façon pouvoirs publics et entreprises privées conçoivent la « valorisation du territoire » dans le Lot comme dans les autres départements : avec la transformation de lieux encore préservés en parcs de loisirs pour le tourisme ou en réserve de biomasse pour les métropoles, où 80% de la population mondiale doit s'entasser d'ici 2050, on prévoit un nouvel avenir pour ces pays là : devenir la décharge publique des métropoles. Ainsi, après avoir fermé leurs écoles, leurs maternités, leurs bureaux de postes et leurs hôpitaux, l’État y permet, quand il ne l'encourage pas, l'enfouissement de déchets toxiques comme à Bure, hérisse leurs hauteurs d'éoliennes comme à Souceyrac ou sur le Larzac - quand il ne s'agit pas de panneaux solaires -, projette de détruire et de polluer leurs sous-sols par l'extraction de gaz de schiste, y construit des incinérateurs comme à Marseille ou rêve de créer de pharaoniques aéroports au milieu de zones protégées...

Et pourquoi se priver ? Faiblement peuplés d'une population vieillissante et souvent précarisée, ces pays là représentent des espaces où enfouir le revers honteux de notre monde, ce que les métropoles et autres smart cities connectées ne sauraient voir : les déchets d'une organisation sociale qui, pour assouvir son démentiel besoin d'énergie et de consommation, ne peut que souiller et détruire ce qui l'entoure. Ici, la méthanisation, qui est présentée, avec l'habituelle faconde des bateleurs du green wasching, comme une façon de diversifier les apports énergétiques et d'éponger les importantes quantités d'effluents générées par l'agriculture industrielle, n'est qu'une des nuisances d'un système qui a réduit la nature en n'y voyant qu'un stock de ressources et un collecteur pour ses effluents et déchets12 .

Pour le Lot, l'avenir paraît clair comme un verre de digestat : ce pays, à l'image de la Bretagne ravagée par l'élevage industriel du porc, semble être condamné à voir son eau, son air et sa terre pollués. La Bretagne justement, déjà bien enfoncée dans cette ornière, peut témoigner des ravages de la méthanisation : pollution des eaux par le digestat, multiplication des accidents dans les unités de méthanisation, emploi abusif de fourrage et de verdure destinés aux bêtes pour augmenter les performances de ces unités, industrialisation des paysages, trafic incessant de camions, endettement massif des paysans s'étant fourvoyés dans cette démarche... Un article récent du Monde13, qui rend compte de cette catastrophe, cite les mots de Olivier Allain, vice-président de la Région Bretagne, agriculteur et ancien responsable de la FNSEA, un syndicat pourtant peu suspect de sympathies écologistes : « C'est l'énergie renouvelable la plus subventionnée, avec une approche complètement erronée de l'intérêt agroécologique. C'est grotesque, énorme, une hérésie ! Ça finira de façon scandaleuse. » 

 

Lutter contre les nuisances

 

Qu'un partisan affirmé de ce monde tel qu'il ne va plus en arrive à une telle déclaration, montre, s'il le fallait encore, la stupide dangerosité d'une telle entreprise. Pour autant, le constat du vice-président de la Région Bretagne n'étonnera que ceux qui croient aux vertus du progrès illimité et de la démocratie représentative. Le bref éclair de raison qui a motivé les propos de ce politicien ne doit pas nous égarer : s'il condamne les dérives par trop grossières du système agro-industriel, il ne remettra jamais en cause celui-ci. Il serait ainsi vain de penser convaincre de leur jobardise ceux et celles qu'on appelle encore nos élus. Comme n'importe quel entrepreneur, leurs pratiques et leurs intérêts, la limitation de leur esprit, plus volontiers tourné vers le retour sur investissement que vers la réalisation du bien public, font que même les plus vertueux d'entre eux sont littéralement incapables d'imaginer autre chose qu'un avenir gouverné par la technologie et le profit.

Notre société techno-industrielle, au stade où elle est parvenue, n'est sûrement pas la première à se donner pour achevée, à se montrer obsédée d'elle-même, inapte à se représenter ou à se concevoir autrement14. Les catastrophes écologiques, politiques, sociales et sanitaires que nous connaissons, et la façon dont nos « élites » y font face, constituent la plus terrible des preuves. Nature et politique sont intimement liées. Oublier que l'histoire des efforts de l'homme pour asservir la nature est également l'histoire de l'asservissement de l'homme par l'homme15, c'est se condamner aux déclarations de principes, à l'impuissance consternée devant les ravages du présent. Il ne faut jamais l'oublier : toute résistance conséquente contre les nuisances du système techno-industriel ne peut faire l'impasse sur la remise en question du système lui-même. Dans ce domaine, comme dans bien d'autres, les solutions ou les possibles portes de sortie, quoi qu'elles puissent être, ne naîtront jamais que de l'initiative et de l'organisation des habitants de ce pays.



Des amis du Lot


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1 Basée à Cahors, CAPEL est une coopérative industrielle lotoise qui compte 4 000 adhérents et près de 800 salariés. Ses principales activités sont l’élevage (palmipèdes, ovin, bovin, porcin) les fruits, les légumes et les céréales, la distribution professionnelle et grand public et le matériel agricole

2 Fonroche Biogaz est une PME basée dans le Lot-et-Garonne. Elle est une des trois activités de Fonroche énergies renouvelables avec les candélabres autonomes et la géothermie à haute profondeur. Elle compte 200 salariés.

3 Conditions d'exploitation du méthaniseur de Gramat : expertise et pistes d'avenir, rapport n° 012750-01 établi par Thierry Galibert et Pascal Kosuth , septembre 2019, Conseil général de l'environnement et du développement durable.

4 Idem.

5 Dans le Lot, les craintes d’une catastrophe écologique lié à l’épandage de digestat, Le Monde, 29 janvier 2019, Stéphane Mandard .

6 Présents dans les crèmes solaires, le lait pour le corps, etc.

7 Docteur es Sciences naturelles, université Paris 6.

8 https://blogs.mediapart.fr/lenous/blog/180820/ces-alarmes-que-personne-nentend-sur-la-methanisation

9 https://reporterre.net/Dans-le-Lot-les-residus-de-la-methanisation-polluent-les-sols

10 Conférence de Lydia et Claude Bourguignon, 7 Septembre 2018, Capdenac

11 Effets sanitaires de l'exposition aux sous-produits de chloration de l'eau, Nathalie Costet-Deiber, thèse d'Etat, Université de Rennes 1, 19 septembre 2013.

12 René Riesel, Du progrès dans la domestication, Ed. De l'Encyclopédie des Nuisances, 2003.

13 En Bretagne, une méthanisation contestée, Le Monde, mercredi 18 août 2021.

14 René Riesel, idem.

15 Marx Horkeimer, Jue. Éclipse de la raison (1947), Payot, 1974.

 

samedi 24 juillet 2021

Jupiter ? Non, Saturne !


"Est-il éthique de faire porter aux mineurs la responsabilité, en termes de bénéfice collectif, du refus de vaccination d'une partie de la population adulte ? Et si la vaccination leur était présentée comme leur seule chance de retour à une vie normale, cette pression effective poserait la question de la validité de leur consentement. 

Aussi, il est clair que si l’on vaccine les mineurs, il est assumé que ce n’est pas pour leur bien mais pour contribuer à une immunité collective. Autrement dit, on vaccine les enfants parce qu’on n’arrive pas à vacciner tous les adultes, ou plus exactement, parce qu’on ne fait pas l’effort suffisant pour aller vers les personnes vulnérables. Cette obligation est d’autant plus retorse qu’elle repose en réalité sur un transfert de responsabilité vers les parents.

Si, comme le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) dans son avis du 9 juin dernier, les parents estiment que « le recul existant ne permet pas d’assurer la pleine sécurité de ces vaccins chez l’adolescent », ils se retrouveront alors face à un choix douloureux : priver leur enfant de lien social ou prendre le risque de le faire vacciner, choix dont ils devront assumer seuls la responsabilité en cas d’éventuelles complications, sans même parler des conflits entre parents que pourrait alimenter ce dilemme, et dont l’enfant se retrouvera à la fois la victime et l’enjeu, ou des éventuels désaccords entre parents et mineurs, ces derniers devant en dernière instance se soumettre à la décision de leurs parents".

Telle est l'une des questions et des réflexions, que se pose, fort justement, un ensemble de chercheurs et d'universitaires à propos de la décision prise par les jean-foutres qui nous gouvernent de vacciner d'autor les gamins de ce pays.  


samedi 17 juillet 2021

Le brouillard électrique de l'abîme


Mathieu Amiech, l'un des responsables des excellentes éditions de La Lenteur, s'entretient avec la camarade Amélie Poinssot du site Et vous n'avez encore rien vu

Dans cet échange, il explique comment la crise liée au Covid constitue « un effet d’aubaine pour les géants du numérique » car face à « l’informatisation de toute la vie sociale » et à la mise « à l’arrêt » ou presque de la vie démocratique, les citoyens se retrouvent aujourd’hui sans défense morale et politique. 

 

jeudi 17 juin 2021

Visite au moine de la montagne

 


Sous le sapin,

j'interroge le garçon :

"Ou est le maître ?

- À l'aube il est parti

cueillir des simples.

Par là, en bas

de cette montagne.

Une brume épaisse est venue,

il a disparu,

je ne sais où".


Jia Dao


vendredi 28 mai 2021

Toujours vivante



Ce n'est pas tous les jours qu'on peut se réjouir. Ce 22 mai dernier, l'épatante Chorale des Pétroleuse entrait dans la très laide et infâme basilique du Sacré Coeur pour y chanter Les Canuts, La Danse des bombes et La Semaine sanglante.

Que cent cinquante ans après ces beaux chants résonnent sous la voûte de cet étron urbain a tout pour requinquer. Puisse ce genre d'initiatives se multiplier dans les lieux les plus marqués par le sceau de l'Infâme. Et bravo à nos fières pétroleuses !