mercredi 24 avril 2019
mardi 23 avril 2019
Démocratie à la française
Le Gardian publie, sur son site, un reportage sur l'extrême violence de la répression policière en France avec son immédiat corolaire c'est-à-dire des personnes perdant un oeil, une main, ou étant blessées plus ou moins gravement.
lundi 22 avril 2019
L'arrestation d'un journaliste
On lira avec intérêt le récit et les circonstances ayant mené à l'arrestation du journaliste Gaspard Glanz, animateur du site Taranis news, lors de la dernière manifestation des gilets-jaunes à Paris, le 22 avril dernier.
mardi 16 avril 2019
Dure limite
Au rendez-vous
des mortels est paru, peu après les premiers jours du printemps,
aux excellentes éditions de la Lenteur. L’ami Jacques Luzi y
montre à quel point capitalisme et négation des limites - a
fortiori celle que fixe l’inévitable arrêt de la mort -, font bon
ménage.
Dans ce dernier cas, le déni des aspects tragiques de notre existence se matérialise
tout particulièrement dans le projet transhumaniste que l’on sait
construit autour du désir de repousser les frontières de la maladie
et de la mort.
S’inspirant des exemples laissés par les sociétés
antiques et les peuples dits primitifs, Jacques Luzi nous invite à accepter
nos limites et, se faisant, nous opposer à un ordre qui ne cesse
de vouloir les effacer et ôter de nos vies le peu de sens que nous réussissons à leur donner.
mercredi 10 avril 2019
London calling
Londres
compte le taux de pauvreté infantile le plus élevé de toutes
les régions du Royaume-Uni et cela devrait rester encore le cas au
cours des prochaines années. Cette pauvreté a ses propres
caractéristiques. Économiquement, Londres est une ville riche mais
cette richesse n'est pas bien répartie. Les 10% des ménages les
plus riches possèdent 50% des richesses de la capitale, tandis que
les 50% les plus pauvres ne possèdent que 5% des richesses de la
cité. Les enfants de Londres sont plus susceptibles de grandir dans
la pauvreté que leurs contemporains ailleurs au Royaume-Uni; 37% des
enfants londoniens (soit environ 700.000) vivent dans la pauvreté.
Laurence Guiness, directeur de The childhood trust
mardi 9 avril 2019
Se souvenir de Seymour Cassel (1935-2019)
On aura vu, et revu, Faces mais aussi Minnie and Moscowtiz et on se souviendra longtemps de la gueule de galopin de Seymour Cassel.
jeudi 28 mars 2019
Chan
La montagne verte est père des nuages blancs
Et les nuages blancs fils de la montagne verte
Les nuages blancs tout le jour s'appuient
A la montagne verte qui toujours les ignore.
Dongshan Liangjie (807-869)
mardi 19 mars 2019
Acte 18
On se fera une petite idée du rodéo élyséen de ce week-end en visionnant les images recueillies par le site Taranis news.
Se souvenir de Murray Bookchin (1921-2006)
Le
fait capital, c'est que l'homme est en train de défaire l'oeuvre de
l'évolution du vivant. En créant de vastes agglomérations de
ciment, de métal et de verre, en dévastant ou en minant les
écosystèmes complexes et subtils qui constituent toute la diversité
locale du monde naturel, bref en remplaçant un environnement
organique et complexe par un environnement inorganique et simplifié,
l'homme est en train de démonter la pyramide biotique qui l'a porté
durant d'innombrables millénaires. Lorsqu'il remplace les liaisons
écologiques complexes dont dépendent tous les êtres vivants
supérieurs par des liaisons plus élémentaires, l'homme ramène peu
à peu la biosphère à un stade qui ne permettra plus que la survie
d'êtres vivants beaucoup plus simples. Si ce grand renversement du
processus évolutif devait se poursuivre, il n'est nullement
fantaisiste de penser que les conditions qui permettent les formes
supérieures de vie seront détruites à jamais et que la terre ne
sera plus en mesure d'assurer la survie de l'espèce humaine.
Ecologie et pensée révolutionnaire, 1964.
jeudi 14 mars 2019
Pense bêtes
Un homme, un bilan.
Dans vos dîners en ville, il est toujours bon d’avoir quelques
chiffres à jeter au visage des macroniens que vous aurez soin de houspiller. Voici la plupart des mesures décidées par Macron et
ses sbires depuis leur accession aux affaires. Cette liste est primaire, hâtive, et plutôt étatiste, mais elle pourra vous aider à battre en brèche le déni de
certain(e)s.
Alors, apprenez ceci par coeur,
lancez-vous et, dans le feu des débats, n’oubliez pas de
prononcer la célèbre formule : « J’ai des chiffres, moi
monsieur ! (ou madame) » avant de terrasser votre adversaire sous l’un des poids les plus contondants du réel. Bon appétit !
. Suppression de
l’impôt de solidarité sur la fortune : sous la pression
des milieux d’affaire E. Macron remplace l’ISF par l’impôt sur
la fortune immobilière. Or, les plus riches possèdent la majorité
de leur fortune en valeur mobilière (assurance vie, actions,
obligations…). L’ISF rapportait 5,4 milliards d’€, l’IFI
n’en rapporte que 800 millions. Manque à gagner pour l’État :
4,6 milliards d’€.
. Défiscalisation
des revenus du capital (PFU) : avant, un actionnaire
touchant des intérêts déclarait ses revenus qui étaient ensuite
imposés selon la tranche à laquelle il appartenait. Le PFU est un
impôt à taux unique de 12,8 % alors qu’avant le taux était
de 45 % pour les revenus de plus de 156.000 €. Manque à
gagner pour l’État : 5 milliards d’€.
. Suppression de
l’Exit Tax, dispositif contre l’évasion fiscale :
manque à gagner pour l’État évalué entre 800 millions et 6
milliards d’€.
. Baisse des
impôts sur les sociétés : d’ici 2022, il passera de
33,3 % à 25 %. Manque à gagner pour l’État : 11
milliards d’€.
. Maintien du
CICE : inventé par E. Macron alors qu’il était
conseiller de F.Hollande, ce crédit d’impôt pour les société
est égal à 6 % de la masse salariale pour tous les salaires
inférieurs au SMIC. 100 milliards d’€ ont été distribués
depuis 2013.
. Baisse de la
taxe sur les salaires pour entreprise non soumise à la TVA :
les banques et les fonds spéculatifs ne paient plus que 13,6 %
au lieu de 20 %. Manque à gagner pour l’État : 250
millions d’€.
. Suppression de
la 4e tranche sur les hauts salaires :
manque à gagner pour l’État : 137 millions d’€ par an.
. Baisse d’1
millions d’€ pour les crédits alloués aux contrats aidés :
suppression de 120.000 emplois en 2018.
. Baisse des
APL de 1,7 milliards d’€ : les bailleurs sociaux se
voyant privé ainsi d’une part de leur recette risquent de ne plus
engager de nouvelles constructions de logements.
. Baisse de 57
millions d’€ sur 4 ans pour les crédits de 740 centres
d’hébergement.
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